La destruction directe des massifs karstiques

Les cas de destruction irréversible du milieu karstique sont liés principalement aux activités de construction, de travaux publics et d'extraction. Dolines comblées, grottes définitivement murées par des habitations, dynamitages des massifs calcaires pour permettre le passage de voies de communication sont quelques exemples de ces destructions.
Cependant, les plus importantes et les plus spectaculaires destructions de sites karstiques sont dues à l'activité des carrières.
Près de 100 grottes et abris-sous-roche, certains d'intérêt préhistorique, ont été "consommés" par les carrières depuis le début du siècle en Wallonie. Par ailleurs, combien de cavités mises à jour par des tirs de mines n'ont-elles pas "disparu" purement et simplement sans qu'aucune investigation n'y ait été réalisée ?
Les besoins de l'industrie de la construction et des grands travaux ont fait s'accroître de façon importante la consommation de pierre calcaire. Il suffit de parcourir la vallée de la Meuse, pour se rendre compte de l'extension grandissante des carrières et de l'effet trop souvent destructeur de leur exploitation sur les paysages et les sites karstiques.